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 Les 5 piliers de la naturopathie

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lunazen
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MessageSujet: Les 5 piliers de la naturopathie    Ven 11 Mar - 14:33

1- La naturopathie : une nouvelle tendance ?


Certes, elle semble en vogue actuellement au vu de la quantité d’articles qui lui sont consacrés et surtout au regard du nombre d’inscriptions dans les écoles formant à cette discipline. Mais il faut quand même préciser que ses origines remontent à Hippocrate, soit plus de 400 ans avant J.C. ! Chose surprenante, les médecins allopathiques se réfèrent à ce médecin grec en prêtant serment, et pourtant la naturopathie s’inspire de préceptes et techniques qu’il préconisait déjà dans l’antiquité.

Cet engouement pour la naturopathie peut s’expliquer par une prise de conscience de la population suite à de trop nombreux scandales sanitaires et une défiance croissante vis-à-vis des traitements médicamenteux. Sans être opportuniste, elle semble donc profiter de la grande déferlante verte actuelle, mais on ne peut que s’en réjouir !

Littéralement, la naturopathie peut se définir comme le fait de « soigner le mal par la Nature » ou, mieux, « sur le chemin », ou « dans le sens de la Nature ».

L’Organisation Mondiale de la Santé la considère comme une « médecine traditionnelle » et la classe juste derrière la médecine ayurvédique et la médecine chinoise. Il en existe donc une reconnaissance « officielle ».

Même si la profession de naturopathe n’est pas reconnue en France, il est important de souligner que les formations en naturopathie, dispensées entre 2 et 4 ans selon les écoles, comportent l’étude approfondie de l’anatomie, de la physiologie, des pathologies et des différentes techniques de soin naturelles. On peut donc consulter un naturopathe en toute confiance.


Une discipline généraliste


On apparente souvent la naturopathie à l’utilisation quasi-exclusive des plantes, mais en réalité, elle s’appuie sur le recours à 10 agents naturels de santé : alimentation, exercice physique, respiration, massage, huiles essentielles, applications d’eau froide ou chaude… C’est ce que l’on nomme hygiénisme.

L’approche est avant tout préventive : l’objectif majeur de la naturopathie est de maintenir un niveau d’énergie vitale suffisant pour conserver la santé. Le naturopathe possède également un rôle d’éducateur de santé. Il ne dira d’ailleurs jamais qu’il guérit une personne mais, en l’accompagnant par ses conseils en hygiène vitale, il l’aide à atteindre par elle-même l’auto-guérison (un phénomène vital, inscrit dans une partie du cerveau nommée hypothalamus, donc prévu par la Nature).


L’énergie, c’est vital !


La naturopathie se réfère à la philosophie vitaliste : elle reconnaît l’existence d’une énergie vitale, force immatérielle, fluctuante et individuelle à l’origine de notre santé. En cela, elle se rapproche de l’homéopathie.

Non mesurable, cette énergie peut cependant s’appréhender par la vitalité, la morphologie, les éliminations… d’un individu. Elle transparaît également via des phénomènes de guérison spontanée (cicatrisation par exemple) ou encore la fièvre, les vomissements, la diarrhée, les abcès… Autant de réactions salutaires pour l’organisme et considérées à tort comme néfastes. Vouloir les réprimer est donc une erreur car c’est l’intelligence du corps (notre médecin intérieur !) qui s’exprime ainsi, et ce, toujours dans notre intérêt.


Dans la bonne humeur


La science de la naturopathie est l’humorisme : ce terme ancien, tombé en désuétude, correspond à l’étude des humeurs, l’ensemble des liquides, circulants ou non, dans l’organisme (sang, lymphe, liquides interstitiels, cytoplasme). Leur étude est primordiale pour évaluer la propreté du terrain ou au contraire sa surcharge en toxines. Elles reflètent aussi l’état et le fonctionnement des émonctoires, ces organes-filtre que sont le foie, les reins, l’intestin, la peau et les poumons.


De cause à effet


Autre caractéristique de la naturopathie : elle s’appuie sur le causalisme et recherche toujours à identifier la cause première et profonde dont découle un trouble. Traiter les symptômes apparents n’apporte qu’un répit transitoire : le problème n’étant pas réglé, il continuera à se manifester en empruntant quelquefois d’autres voies ou formes. Il est donc important d’apprendre à interpréter le langage du corps.


Tout est dans tout


Enfin, la naturopathie possède une vision holistique (du grec « holos » qui signifie entier) : elle considère l’individu comme un tout, une entité plutôt que de le dissocier en plusieurs blocs et de cloisonner les plans physique, mental et spirituel qui sont intimement liés.


Les 4 piliers


Pour bien vivre, il est impératif de respecter ces 4 grandes règles fondamentales préconisées en naturopathie :

* Se nourrir : selon ses besoins, en privilégiant les aliments frais, de saison et si possible bio. Et en évitant trop de mélanges pour simplifier le travail de nos organes digestifs et les soulager.
* Se recharger en énergie vitale : pour entretenir la matière et la réparer.
* Eliminer : la Nature nous a dotés d’organes d’épuration, il est donc normal d’aller chaque jour à la selle, de transpirer….
* Se reposer : la nuit (et uniquement à ce moment-là !), les batteries se rechargent et les filtres opèrent un grand nettoyage.

Que du bon sens en somme ! Alors pourquoi ne sommes-nous pas plus à l’écoute de nos besoins ? Les choses les plus évidentes sont finalement celles qui ne le sont le moins.

Je vous donne dès à présent rendez-vous pour d’autres billets dans lesquels je développerai davantage ces notions de naturopathie, discipline si riche et passionnante au service de notre bien-être.

Claire Desvaux – Diététicienne Naturopathe
Vous voulez m’écrire ? eclaire@sfr.fr


Source :
Forevergreen
http://forevergreen.eu/

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MessageSujet: Re: Les 5 piliers de la naturopathie    Ven 11 Mar - 14:36

2- Que ton aliment soit ton seul remède

Hippocrate, médecin grec de renom (et référence incontournable pour les naturopathes !) avait déjà pressenti, en énonçant cette pensée 400 ans avant J.C., toute l’importance de l’alimentation pour être en bonne santé.

En effet, parmi les 4 fondamentaux pour bien vivre, nourrir est le premier car notre organisme a besoin de nutriments (protides, lipides, glucides, enzymes, vitamines, minéraux) et d’énergie pour accomplir ses différentes fonctions vitales. Encore faut-il privilégier la qualité et non la quantité… mais, dans notre société d’abondance, cette notion a malheureusement tendance à être reléguée au second plan.


Dis-moi comment tu es constitué, je te dirai comment tu digères

… et quels sont les aliments qui sont bons pour toi !


Il serait trop simple de préconiser un seul et même mode alimentaire pour tous. Le principe d’individualisation doit prévaloir même si, bien évidemment, quelques grandes règles immuables restent valables pour tous. En effet, nous sommes tous de stature, caractère et tempérament différents (et là réside toute notre richesse !).

Pour simplifier, retenons qu’il existe sommairement :

* Des personnes dites « rétractées » que l’on qualifie en naturopathie de « neuro-arthritiques » : fines, longilignes, frileuses, à la peau plutôt pâle, elles sont sujettes à l’acidose et donc à la déminéralisation. Elles ont en outre tendance à se surmener sur le plan mental. Morphologiquement, leur thorax domine (leurs côtes descendent très bas) laissant peu d’espace aux organes digestifs. Cette constitution les oblige à préserver leur fonction digestive sous peine de lourdeurs, maux de tête, nausées, troubles du transit… en cas d’excès ou de trop nombreux mélanges alimentaires.
* De l’autre côté, on trouve les « dilatés » ou « sanguino-pléthoriques », qui parce qu’ils ont les capacités métaboliques pour cela, se permettent de manger, quelquefois avec démesure, tout ce qu’ils aiment. Avec pour conséquences : prise de poids, cholestérol, diabète… Ces individus plutôt ronds, qui ont toujours chaud, sont de bons vivants, très communicatifs.

Alors quel est le meilleur tempérament ? Aucun des 2, chacun a ses avantages…. et ses inconvénients ! Et de toute façon, la Nature décide pour nous. A nous de faire avec ce que nous sommes en apprenant à nous connaître et à respecter nos besoins et nos limites.

Rétracté ou dilaté, ces aliments conviennent à tous, sans discernement :

Les légumes : tout le monde a le feu… vert pour en consommer aux 2 repas principaux, en prévoyant toujours une portion de cru, ne serait-ce que sous la forme d’un jus. Ils constituent le meilleur accompagnement qui soit tant pour les féculents que pour les protéines animales comme végétales.

Les fruits : à condition de les prendre à distance des repas. Très simples et rapides à assimiler, ils perturbent en effet la digestion des aliments auxquels ils sont associés. Leur acidité est aussi à prendre en compte pour les rétractés, déjà déminéralisés : pour eux, le meilleur moment pour les consommer est vers 17h, moment où la température corporelle est la plus haute et où ils ne sont alors plus refroidissants. Les sanguins pourront, eux, prendre moins de précaution avec les fruits en gardant quand même à l’esprit l’idée de les consommer hors repas. En été, saison où leur offre est si abondante, il est possible de faire des repas (petit déjeuner par exemple) exclusivement à base de fruits. Soulignons enfin l’importance de choisir des fruits de saison, locaux, cueillis à maturité et bien sûr bio.

Les fruits oléagineux (amandes, noix, noisettes, pistaches…) : trop souvent négligés, à tort, à cause de leur teneur élevée en lipides, ils comportent pourtant de bons acides gras ,mais aussi des protéines, avec, sur les premières marches du podium, les amandes et les noix qui apportent respectivement 22 et 26 g de protides pour 100g. Ils sont aussi des concentrés de calcium (une info intéressante pour ceux qui délaissent peu à peu les produits laitiers…), magnésium, potassium… Une dizaine d’amandes ou noix peut ainsi constituer un apport de protéines de qualité pour changer du jambon blanc, des œufs ou du poulet.

Les féculents ou farineux sont une source intéressante d’énergie, de fibres (s’ils sont complets), de vitamines du groupe B bénéfiques au système nerveux. Pour alléger et simplifier sa digestion, on a tout intérêt à les dissocier des protéines animales pour les accompagner, plus favorablement de légumes verts. Consommés en excès, ils peuvent surcharger le foie qui dérivera alors les toxines non traitées vers les voies respiratoires ou la peau.

Les protéines animales : pour des raisons éthiques, de plus en plus de consommateurs les délaissent au profit de leurs homologues végétales. Libre à chacun, selon ses convictions et ses capacités digestives, de se faire sa propre opinion. On peut toutefois préciser que ces protéines animales sont dégradées en acide urique, un déchet métabolique qui se dépose au niveau des articulations si les reins ne sont pas en mesure de l’éliminer correctement. Si vos articulations sont raides ou douloureuses, vous aurez tout intérêt à modérer votre consommation de viande, rouge en particulier.


Quelle po(lait)mique !


lait 300Sans prendre parti pour ou contre les produits laitiers, précisons quand même que nombreux sont ceux qui digèrent mieux, ont amélioré l’aspect de leur peau…. depuis qu’ils ont arrêté d’en consommer. Si l’idée de ne plus ajouter de lait dans votre café du matin, de ne plus pouvoir vous régaler de fromages au lait cru vous rebute, interrogez-vous avant tout sur la façon dont vous les tolérez. Tout est question de tempérament une fois encore et certains s’accommodent très bien de ces aliments si ancrés dans notre patrimoine culinaire. Les autres pourront avantageusement s’essayer aux fromages et yaourts à base de lait de chèvre ou de brebis. Et dans tous les cas, prendre des garanties en choisissant des produits issus de l’agriculture Biologique.


A table !


fourchettes 300Pour certains professionnels de santé, le petit déjeuner doit être le repas principal de la journée. Destiné à rompre le jeûne de la nuit (dé-jeûner), il est essentiel pour fournir l’énergie nécessaire aux différentes activités quotidiennes. Il aide les gourmands à sortir du lit, alors qu’à l’inverse, certains sont incapables d’avaler quoi que ce soit le matin. Pourquoi ce manque d’appétit le matin ? En toute logique, notre organisme ne peut pas à la fois assimiler et éliminer ! Si la digestion du dernier repas pris la veille n’est pas achevée, comment le corps pourrait-il déjà réclamer de la nourriture ?

Le repos nocturne est en effet une phase de nettoyage. Si les capacités d’épuration de l’organisme sont faibles et la quantité de travail trop importante, ce nettoyage sera toujours en cours à l’heure du lever. La faim se manifestera donc plus tard dans la matinée.

En fait, pourquoi ne nous posons-nous pas tout simplement la question de savoir si nous avons véritablement faim aux heures conventionnelles de repas ? La faim correspond à un réel besoin physiologique destiné à apporter à nos cellules les nutriments essentiels à leur métabolisme. Bien souvent, nous mangeons en effet plus par appétit, c’est-à-dire par envie, gourmandise, attirance pour un aliment donné….


Avec plaisir


Même si l’aspect santé est capital, tout ceci ne doit pas faire perdre de vue la notion d’hédonisme et la convivialité ! Manger est, et doit, rester un des plaisirs de la vie ! Le tout est d’apprendre à gérer son alimentation et à savoir l’équilibrer en corrigeant de suite le tir en cas de « dérapage ».

Un pot au feu, un moelleux au chocolat, une coupe de champagne… savourés avec délectation, entourés des personnes qui nous sont chères sont parfaitement compatibles avec les principes de la naturopathie !

Dans mon prochain billet vert, j’aborderai le 2e impératif pour l’organisme : se recharger en énergie vitale.

A très bientôt !


Claire Desvaux

Diététicienne – Naturopathe

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MessageSujet: Re: Les 5 piliers de la naturopathie    Ven 11 Mar - 14:39

3- Etablir son bilan énergétique

L’énergie vitale est cette force immatérielle et invisible qui anime tout être vivant, humain, animal comme végétal.

Ce souffle de vie qui nous parcourt est constitué de toutes nos énergies nerveuses, hormonales, psychiques, spirituelles et éthériques (englobant l’aura, les chakras…).

Cette énergie est à l’origine de notre forme physique comme mentale, mais, fragile et fluctuante au fil des saisons et des âges, elle doit être préservée tel un précieux trésor.

Se recharger en énergie vitale, pour entretenir et réparer la matière est donc la seconde règle fondamentale en naturopathie, discipline à la philosophie vitaliste comme nous l’avons déjà vu.


Batteries à plat ? Rechargez-les !


Stress, manque de sommeil, suractivité du mental, sédentarité… notre mode de vie actuel nous épuise. Alors d’où tirer cette énergie (si possible renouvelable et durable !) qui nous fait défaut ?

Voici des solutions naturelles pour satisfaire nos besoins énergétiques :

1- Passer en mode repos : la nuit est un temps prévu pour la récupération et les heures les plus réparatrices sont celles situées entre 22h et minuit.

2- Qui l’eût cru ? La cuisson détruit l’énergie vitale. Il est donc essentiel de consommer à chaque repas une portion d’aliments crus : jus de légumes, graines germées, crudités, le tout en bio évidemment ! Pour une meilleure digestion, on veillera à consommer les fruits frais à distance des repas.

3- Lâcher prise, sur le plan mental : en cessant de vouloir contrôler tout et tout le monde et en rejetant ces croyances qui nous limitent et entravent nos actions et nos pensées. Plus de souplesse, pour une sérénité retrouvée.

4- Prendre l’air : en respirant à plein poumons pour permettre une bonne oxygénation du sang et purifier l’organisme de ses déchets gazeux. Mais aussi pour apaiser un mental trop souvent en état d’excitation et se libérer des émotions non évacuées et bloquées dans la cage thoracique. Une respiration profonde bien menée exerce par ailleurs un automassage des organes abdominaux et soulage les tensions. Alors, pour un retour au calme, fermez les yeux et reconnectez-vous avec vous-même en visualisant l’air inspiré par vos narines, sa circulation dans votre organisme et enfin son expiration. En parallèle, on peut respirer les arômes des huiles essentielles pour bénéficier de leurs molécules chargées d’énergie vitale.

5- Se brancher sur les « prises de terre, de ciel »… : en allant au contact des éléments naturels et des animaux qui nous attirent, en marchant le matin pieds nus dans l’herbe gorgée de rosée, dans le sable en bord de mer (en profitant au passage d’un bénéfique massage de la voûte plantaire), en s’exposant (raisonnablement !) au soleil…

6- L’équilibre c’est la base ! L’acidose est due à un mauvais métabolisme digestif et à une consommation excessive d’aliments acidifiants : protéines animales (surtout la viande rouge, grande pourvoyeuse d’acide urique en particulier qui se dépose sous forme de cristaux douloureux au niveau des articulations), aliments raffinés, sucre, café, thé, alcool, chocolat… Insidieusement, elle épuise les réserves minérales de l’organisme qui doit donner ses propres minéraux alcalins pour la neutraliser. Les aliments alcalinisants, tels que les légumes verts, châtaignes, amandes, bananes, avocats, pommes de terre, thym, romarin, origan…) favorisent l’équilibre acido-basique.

7- La règle des 20 / 80 : une alimentation composée à 80% de végétaux et 20% de protéines d’origine animale serait pour certains plus proche de notre physiologie digestive que l’omnivorisme. Mais, comme toujours, la notion de tempérament prime et l’alimentation se doit d’être individualisée.

8- Sport cérébral : nous sommes sous l’influence de 3 cerveaux (reptilien, limbique et cortical) apparus successivement au fil de notre évolution. Chacun a des fonctions et des exigences propres qu’il convient de respecter. Alors, comblons nos besoins vitaux (manger, dormir…) pour le plus grand plaisir du lézard qui sommeille en nous (le reptilien), laissons s’exprimer nos émotions pour plaire au limbique et réfléchissons, étudions pour satisfaire notre cortex ! C’est en alternant ces différentes activités au cours d’une même journée que la fatigue cérébrale sera tenue à distance.

9- Des ions négatifs… positifs pour la santé ! On trouve des ions chargés négativement dans les forêts (de conifères plus spécialement), dans l’atmosphère après un bel orage, en bord de mer, parmi les embruns… Il y a de l’électricité dans l’air ! Malgré leur dénomination négative, ces ions sont paradoxalement bénéfiques pour nous : ils rétablissent notre équilibre physiologique en favorisant les échanges au niveau des cellules, en augmentant les défenses naturelles…

En pratique, l’idéal est d’aller au contact des éléments naturels, mais on peut aussi générer des ions négatifs en projetant la pomme de douche contre une paroi : les gouttelettes d’eau en libèreront en venant frapper la cloison. Il existe aussi des ioniseurs vendus dans le commerce.


10- On se bouge : moins on bouge… moins on a envie de bouger, et plus on se sclérose, s’alourdit, s’encrasse. L’activité physique et le sauna stimulent la transpiration, mais permettent aussi de dériver vers le corps physique les énergies polarisées dans le mental, d’où un effet relaxant et un regain de vitalité.

11- Générer des frictions : se frotter énergiquement le bas du dos avec de l’huile essentielle d’épinette noire bio (3 à 6 gouttes diluées dans une huile végétale bio) permet de bien attaquer sa journée. A ce niveau, on trouve les 2 glandes surrénales situées, comme leur nom l’indique, au-dessus des reins. Elles sécrètent l’adrénaline, cette hormone qui sait si bien nous booster quand nous avons besoin.

12- Se donner de l’importance : en pensant à soi, en développant l’estime de soi, en s’accordant de menus plaisirs (se faire masser, s’acheter un nouveau vêtement, aller voir un spectacle…).

13- Avoir des coups de cœur : côtoyer des gens positifs, plaisants qui nous font du bien nous recharge en bonnes ondes. En tant qu’êtres humains, nous ne pouvons rester dans l’isolement, les échanges nous sont indispensables.

Les coups de fouets naturels (café, vitamine C), les « super aliments » (pollen, gelée royale, eau de mer hypertonique…) et les plantes adaptogènes peuvent aussi se révéler très utiles et efficaces en cas de baisse de forme. Cependant, ils ne seront toujours que des aides ponctuelles, insuffisantes pour recharger pleinement les batteries si un travail de fond n’est pas mis en place. Seule une réforme de l’hygiène de vie pourra en effet permettre un retour à un niveau d’énergie suffisant.

Dans mon prochain billet, je vous présenterai le 3e pilier de la naturopathie : l’importance de bien éliminer.

A très vite !
Claire Desvaux
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MessageSujet: Re: Les 5 piliers de la naturopathie    Ven 11 Mar - 14:44

4- Procéder par élimination

Evoquer les éliminations corporelles n’est certes pas un sujet très glamour…

Pourtant, afin de préserver son précieux équilibre, notre organisme doit bien rejeter régulièrement les toxines et déchets qui l’encombrent.

En naturopathie, éliminer est donc le 3e impératif pour maintenir, ou retrouver, un niveau d’énergie vitale suffisant. On considère par ailleurs « l’encrassement », que son origine soit externe (pollution, médicaments, tabac…) ou interne (production de molécules toxiques due à une mauvaise digestion) comme le point de départ de tous nos problèmes de santé.


Par ici la sortie


Comme toujours, la Nature a pensé à tout et a œuvré pour notre bien-être. Elle nous a ainsi dotés de 5 portes de sortie désignées sous le terme émonctoires, à savoir :

-le foie (en binôme avec la vésicule biliaire) : organe le plus volumineux de l’organisme, il assure l’épuration et la détoxification de l’organisme. Ses missions : détruire les bactéries, virus, parasites… et éliminer les résidus toxiques en provenance de l’alimentation, de la pollution, des médicaments et de l’alcool. Sa tâche est colossale et nous avons en plus tendance à le solliciter bien au-delà de ses capacités naturelles… Un foie saturé s’exprimera par un teint jaune, des cernes marron, une haleine chargée, une transpiration malodorante…

-Les reins filtrent chaque jour 180 litres de sang (!!) desquels ils extraient les toxines, les déchets et minéraux (sodium, potassium et phosphore) excédentaires pour former, par filtration puis concentration, les urines qui seront stockées dans la vessie jusqu’à leur élimination. Ils jouent de plus un rôle capital dans l’équilibre acido-basique. En cas de défaillance ou de surcharge, les glandes sudoripares de la peau pourront, telles de micro reins en périphérie, prendre leur relais. Boire trop de liquides épuise les reins qui éliminent au final de l’eau et non des déchets. A l’inverse, les urines seront trop concentrées si l’hydratation est insuffisante et, à séjourner trop longtemps dans la vessie, elles pourront générer des infections urinaires. La valeur d’1 litre à 1,5 litre d’eau, thé vert, tisanes, bouillons, jus de légumes… par jour permet d’éliminer correctement les toxines.

-L’intestin est constitué de plusieurs portions (duodénum, intestin grêle, côlon et rectum) avec chacune une fonction spécifique. Cet ensemble mesure 7 m de long et parvient malgré tout à se loger dans notre espace abdominal ! A son niveau se déroulent, dans la 1ère partie, l’absorption de l’eau, des nutriments et minéraux indispensables aux besoins de l’organisme puis, au niveau du côlon, la formation des selles par agglomération de tous les résidus en vue de leur élimination.

-La peau, grâce à ses glandes sudoripares et sébacées, possède l’avantage de pouvoir éliminer 2 types de déchets : les cristaux, solubles et les colloïdes, plus épais et insolubles.

-Les poumons sont responsables de l’élimination, lors de l’expiration, des acides volatils dont le dioxyde de carbone (CO2). De ce fait, ils participent, avec les reins, au maintien de l’équilibre acido-basique.

La femme possède un émonctoire secondaire, l’utérus, par lequel elle élimine chaque mois, via les menstruations, certaines toxines. Ses règles la préservent, à leur façon, d’une certaine intoxication.


Travail de nuit


Ainsi, sans avoir besoin de leur commander, les organes-filtres assurent le grand nettoyage de notre intérieur. De plus, courageux travailleurs de nuit, ils se mettent en action quand nous passons en position « off », c’est-à-dire durant notre sommeil. On comprend ici toute l’importance de préserver ce temps de repos, non seulement pour recharger nos batteries, mais aussi pour permettre à nos émonctoires de nous débarrasser de tous les éléments inutiles et néfastes pour notre santé. Après cette phase d’épuration nocturne, les organes éliminent donc davantage tout naturellement : le matin au lever, la peau est généralement plus grasse, la langue pâteuse, l’haleine peu fraîche, les urines sont plus chargées et foncées, on peut tousser, avoir besoin de se moucher…


Comment allez-vous…


à la selle ? Cela peut prêter à sourire, mais, à l’origine, poser cette question à son interlocuteur signifiait en fait l’interroger sur l’état de son intestin ! Aujourd’hui, la pudeur nous retient de demander aux personnes de notre entourage si elles vont régulièrement aux toilettes alors que nombre d’entre elles se plaignent de paresse intestinale, les plus concernées étant les femmes et les seniors.

En naturopathie on estime qu’il faut chercher à avoir, chaque jour, autant de selles que de repas. L’intestin devrait en effet s’évacuer spontanément dés l’arrivée d’un nouveau bol alimentaire. A raison de 3 repas quotidiens, il est donc normal de se rendre 3 fois au « petit coin ». Mais cette situation est loin d’être la norme. Stress, manque de temps, gêne par rapport à l’entourage (alors que nous sommes tous faits pareil !), sédentarité, consommation trop faible de légumes et fruits, hydratation insuffisante… concourent à ralentir le transit. La moyenne est, dans le meilleur des cas, d’une selle par jour. Libérer son intestin tous les 2 ou 3 jours paraît confortable à certains mais est tout à fait anormal. En effet, les matières non évacuées vont subir des phénomènes de fermentation (pour les glucides, au niveau du côlon ascendant, à droite) ou de putréfaction (pour les substances protéinées, dans le côlon descendant, situé côté gauche) laissant ainsi apparaître de nouvelles molécules toxiques. Plus grave, le séjour prolongé de déchets dans l’intestin rend la muqueuse intestinale perméable qui, ne pouvant plus assurer son rôle de barrière sélective naturelle, va leur permettre de diffuser, par voie sanguine, vers le foie puis dans l’ensemble de l’organisme. Au final on assiste à une auto-intoxication qui a débuté dans l’intestin. Il est donc capital de surveiller son transit et de tout mettre en œuvre pour obtenir une évacuation régulière.

A chacun de trouver son rythme, mais le bon moment pour libérer son intestin semble être le matin, avant ou après le petit déjeuner. D’ailleurs, après la phase de nettoyage nocturne, l’intestin doit tout naturellement avoir besoin de se vider le matin.

Les bons réflexes pour relancer un intestin paresseux :

-Ne surtout pas réprimer le besoin : quand faut y aller, faut y aller !

-Drainer son foie : cet organe-clé produit en effet la bile, elle-même riche en sels biliaires qui sont des laxatifs naturels. Pour cela, le radis noir, l’artichaut, un jus de citron dans de l’eau tiède le matin à jeun… sont de précieux alliés naturels.

-Consommer des fibres : elles augmentent le volume de selles et jouent le rôle d’un balai dans l’intestin. Elles seraient en plus protectrices vis-à-vis du cancer du côlon.

-Faire régulièrement des cures de ferments probiotiques (Lactobacillus paracasei, Lactobacillus rhamnosus, Bifidobacterium lactis…) sous forme de gélules, sachets à dissoudre dans l’eau, yaourts bio, laits fermentés… Ils participent au bien-être digestif comme intestinal et rééquilibrent le transit qu’il soit lent, ou, au contraire, trop rapide.

-Boire environ 1,5 litre d’eau ou équivalents par jour : des selles suffisamment hydratées s’évacueront plus facilement.

-Lâcher prise ! Mentalement comme physiquement et consommer du magnésium : minéral antistress par excellence, il décontracte tant sur le plan nerveux que musculaire, d’où un effet laxatif. Le magnésium d’origine marine, sous la forme d’ampoules buvables ou de gélules, est la forme la plus assimilable.

-Bouger et renforcer plus spécifiquement sa sangle abdominale. Voici 2 mouvements faciles à réaliser pour stimuler l’intestin :

* Debout, jambes écartées à la largeur du bassin, monter sur la pointe des pieds 10 à 30 fois de suite. Cet exercice donne en plus un joli galbe aux mollets !
* Debout, jambes écartées et semi-fléchies, bloquer le bassin et réaliser des mouvements de balancier de gauche à droite : cette rotation pendulaire agit de façon ciblée sur l’intestin et affine la taille.


A fleur de peau


Grande enveloppe corporelle, la peau nous protège de l’extérieur mais aussi des autres. Comparable à un miroir, elle reflète notre intérieur : ainsi, une peau grasse, à imperfections traduit une surcharge interne. Les toxines éliminées à son niveau proviennent le plus souvent du foie (elles forment alors les boutons d’acné, les furoncles…) et des reins (dans ce cas, on observera plutôt des éliminations « sèches » comme certains types d’eczéma) qui la chargent de prendre le relais lorsqu’ils ne peuvent eux-mêmes plus suivre. Pour sauver sa peau, on se doit bien évidemment d’utiliser des soins cosmétiques (certifiés bio !) adaptés à ses besoins, mais aussi, et on y pense moins, éviter de consommer en excès produits laitiers, féculents, gâteaux, charcuteries… qui surchargent le foie.

Les naturopathes sollicitent souvent la peau pour préserver et alléger les autres organes d’élimination (mais uniquement si son état l’autorise et si la vitalité est suffisante). En préconisant à leurs patients d’aller au sauna, ils savent que la sudation générée par la chaleur sèche permet de soulager les douleurs articulaires en favorisant, via la peau, l’élimination de l’acide urique, déchet que les reins n’ont pas su ou pu rejeter et qui se dépose au niveau des articulations.

Côté phyto, la bardane et la pensée sauvage sont les 2 plantes de référence pour la beauté de la peau. Dépuratives, elles peuvent dans un premier temps faire apparaître davantage de boutons mais leur action antibactérienne et antifongique permettra au final de retrouver une peau nette et saine.


On passe à l’action


L’activité physique est une technique souveraine pour accroître ses éliminations. Si l’objectif visé est la détoxication, la discipline choisie doit être complète et générale (jogging, natation, danse…), se pratiquer sur un rythme rapide et soutenu et durer suffisamment pour faire transpirer.

Au cours d’un exercice, les battements du cœur et le débit sanguin augmentent. Véritables chaudières, les muscles en activité vont brûler d’abord le glycogène (forme de mise en réserve des sucres), puis les graisses et enfin les déchets stockés dans l’organisme. Le sang passe dans les émonctoires de façon continue : on se nettoie sans s’en apercevoir !

Après l’effort, ou pour les moins actifs, un massage peut prolonger avantageusement l’effet désintoxiquant : les manœuvres seront ainsi plus appuyées afin d’obliger les organes d’élimination à réagir et de mettre en circulation les déchets.


C’est du propre !


Guidé par son intelligence instinctive, le corps nettoie toujours avant de réparer : un terrain propre et sain est donc essentiel pour atteindre la santé.

Réduire ses apports alimentaires permet à l’organisme de récupérer une partie de l’énergie, habituellement consacrée à la digestion, pour se nettoyer. Sans aller jusqu’au jeûne, on a donc tout intérêt à manger un peu moins (en sautant le dîner de temps en temps, en faisant des monodiètes de pommes, riz, jus de légumes…) pour faire place nette sans son intérieur.

Mais, pour bien éliminer, il faut bénéficier d’un niveau de vitalité suffisante car cette fonction physiologique est coûteuse en énergie. Les personnes les plus faibles commenceront donc par se revitaliser (voir pour cela mon billet Green Naturo n°3 : « Etablir son bilan énergétique »).

Enfin, tout étant comme toujours question d’équilibre, on veillera à ajuster ses apports alimentaires (en quantité et qualité) à ses dépenses afin de ne pas surcharger son organisme.

Dans mon prochain billet, je conclurai mon introduction à la naturopathie en vous présentant le dernier des 4 piliers : se reposer.



Bien à vous,

Claire DESVAUX

Diététicienne – Naturopathe

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«Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.»
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Dernière édition par lunazen le Lun 28 Mar - 13:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les 5 piliers de la naturopathie    Lun 28 Mar - 13:18

5-

De tout repos

Fermez l’œil de la nuit


Savez-vous combien de temps vous passez à dormir durant votre existence ?

Près d’un tiers ! Autant dire qu’il s’agit d’une véritable « activité ».

Le sommeil est une nécessité physiologique, 2 fois plus importante que se nourrir.

Se reposer est donc le dernier des 4 impératifs préconisés en naturopathie pour une bonne vitalité.


Un repos compensateur

Le sommeil est le contraire de l’état de veille. Il rythme nos journées selon l’alternance jour / nuit, éveil / sommeil.

Se mettre en sommeil est une perte de conscience du monde extérieur, une baisse de vigilance : reconnectés avec nous-mêmes, notre inconscient peut alors librement s’exprimer, notamment au travers des rêves.

Durant le sommeil s’opèrent une diminution du tonus musculaire, du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la température corporelle de 1°. Le système nerveux s’apaise enfin et les douleurs s’atténuent.

Un repos bien mérité en somme !


Retour au calme


Certaines personnes considèrent dormir comme une perte de temps et prolongent leurs activités tard dans la nuit. En décalage avec leurs besoins naturels, elles doivent apprendre à se resynchroniser car dormir est une fonction essentielle pour :

- Recharger ses batteries physiques, émotionnelles et mentales et nerveuses. Un grand manque de sommeil peut d’ailleurs conduire à la déprime voire à la dépression…

- Nettoyer l’organisme et réparer les tissus : nos organes-filtres s’activent durant notre sommeil pour assurer l’élimination des toxines et déchets présents dans notre organisme. L’épuration est 2 fois plus importante la nuit que le jour. Ecourter son temps de sommeil implique donc une forme d’intoxication en bloquant ce nécessaire travail de nettoyage.

- Renforcer le système immunitaire. Pour bien assurer ses fonctions et synthétiser les anticorps utiles à notre défense, il a besoin d’environ 8h de sommeil.

- Régénérer la peau : si cette phase de repos est insuffisante, elle vieillit prématurément. On repère aisément à ses traits plus marqués, ses cernes, une personne qui ne dort pas assez.

- Sécréter des hormones : la GH (Growth Hormone) ou hormone de croissance, essentielle chez les enfants et les adolescents, est synthétisée durant la nuit. Il en est de même pour la prolactine, hormone de la lactation.


La nuit porte conseil


Vérifiez-le par vous-même : si vous vous endormez sur une question laissée en suspens, le lendemain matin, en vous réveillant, vous aurez la réponse ! Magique non ?

Par ailleurs, bien dormir entretient et améliore la mémoire. Une info intéressante quand on étudie !

Nous l’avons tous déjà constaté : fatigués, nous cherchons en effet nos mots, nous retenons moins bien, notre concentration et notre vigilance sont moindres.


Vous avez du tempérament


Nous ne sommes pas tous égaux devant le sommeil et nos besoins diffèrent. Encore une fois, les tempéraments expliquent ces variations. Et ce sont les glandes endocrines qui déterminent les typologies et les tendances naturelles de chacun.

Par exemple, les personnes gouvernées par leurs glandes surrénales sont caractérisées par une force musculaire naturelle, une certaine puissance, de la combativité, un grand besoin d’activité. Ainsi, les surrénaliens se contentent de peu de sommeil : 5h (en moyenne) leur suffisent pour se recharger. Ils seront généralement les premiers levés.

Beaucoup plus lentes, les personnes à dominante thyroïdienne sont sous l’emprise de leurs émotions, de leurs sentiments. Sensibles, esthètes, rêveuses… leur vitalité est faible à moyenne. Dépensant (et même gaspillant !) beaucoup d’énergie sur le plan nerveux et moins rapides à récupérer, leur besoin en repos est plus important : 10h de sommeil leur sont nécessaires pour recharger leurs batteries.


Ne vous contentez pas de chercher le sommeil, trouvez-le !


Voici quelques conseils pour tomber de sommeil :

- Aller respirer à plein poumons dans la Nature pour bien s’oxygéner. Et s’exposer le plus possible à la lumière du jour pour réguler la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, par la glande pinéale. Le soleil est de plus un fabuleux antidépresseur naturel.

- S’abstenir de consommer après 17h des boissons riches en alcaloïdes (thé, café, chocolat, coca) excitantes mais aussi acidifiantes.

- Ne plus pratiquer d’activité physique après 20h : en mettant le corps en état d’excitation, par la production d’acide lactique et en augmentant sa température corporelle, on retarde d’autant plus la phase d’endormissement.

- Dîner au moins 2h avant de se mettre au lit et alléger le plus possible son assiette : la nuit n’est pas faite pour digérer !

- Privilégier les aliments riches en tryptophane (laitue, céréales et autres féculents, poisson, viandes blanches, produits laitiers, miel…) : cet acide aminé est indispensable à la synthèse de la sérotonine, hormone du bien-être induisant le sommeil.

- Etre à l’écoute de son corps et se mettre au lit dés les premiers signes de fatigue : bâillements, paupières lourdes, baisse de la température corporelle. Le train du sommeil se présentant toutes les 90 minutes, veillons à ne pas le laisser passer sous peine de devoir attendre le suivant !

- Se coucher tôt car les heures avant minuit comptent double. Plus profond dans ce créneau horaire, le sommeil permet une meilleure récupération.

- Réserver la chambre au sommeil et ne pas y exercer d’autres activités (travail, télévision…).

- Créer une ambiance propice à la détente : des couleurs apaisantes (bleu ou vert pâles), une pièce bien aérée, peu chauffée (18° au maximum) favorisent l’endormissement.

- Diffuser dans la chambre, 5 minutes avant le coucher, des huiles essentielles apaisantes (mandarine, orange douce, lavande vraie, épinette noire, géranium bourbon…) ou se masser le plexus solaire et / ou les poignets avec de la marjolaine (pour relaxer le psychisme), de la camomille (en cas d’impatience, irritabilité, colère…), du basilic (pour favoriser une bonne digestion).

- Ne pas stimuler son cerveau par des jeux vidéo, du travail sur ordinateur, la télévision… Le mieux est de lire quelques pages d’un livre pour se fatiguer les yeux et se changer les idées.

- Eloigner les appareils électriques (TV, ordinateur, surtout en Wi Fi, téléphone mobile, radioréveil) à au moins 50 cm de son lit à cause des ondes émises qui peuvent générer des perturbations.

- Conclure sa journée de façon positive en établissant un bilan de toutes les bonnes choses qui l’ont ponctuée : un sourire, une parole agréable, une bonne nouvelle, l’avancement d’un dossier… pour finir sur une note joliment colorée avant de fermer les yeux !


Se mettre en sommeil


Côté phyto, la passiflore, le tilleul, l’aubépine, la valériane, le houblon… consommés sous forme d’infusions ou de compléments alimentaires bio, procurent détente et apaisement. L’eau de fleur d’oranger est un autre grand classique pour tomber plus rapidement dans les bras de Morphée.

Les plus stressés pourront se supplémenter en magnésium, de préférence d’origine marine, ou en consommant des fruits secs, des amandes et des noix.

Quand les émotions sont à l’origine des troubles du sommeil, les Elixirs floraux se révèlent de précieux soutiens. En voici une sélection :

- En cas de terreurs nocturnes, cauchemars chez l’enfant comme chez l’adulte: Hélianthème ou Rock Rose (Elixir n°26 chez Bach) apporte comme émotion positive un grand courage, un dépassement de soi, de la volonté. L’Elixir de Millepertuis procure lui force et protection à ceux qui se sentent trop ouverts ou trop vulnérables.

- Pour les pensées répétitives, obsédantes générant un mental agité : Marronnier Blanc ou White Chesnut (Elixir n°35 chez Bach) permet d’être plus concentré, de vivre davantage dans le présent, de mieux orienter ses pensées.

- Pour les personnes anxieuses, se souciant excessivement des autres, de leurs enfants, Marronnier Rouge ou Red Chestnut (N°25 chez Bach) donne confiance dans l’expérience d’autrui.

- Pour ceux qui, par lassitude et fatigue mentale, ont des difficultés à démarrer le matin : Charme ou Hornbeam (N°17 chez Bach) permet de retrouver son entrain, sa capacité à faire face.


Une bonne journée pour une bonne nuit


Avec nos modes de vie actuelle, nous passons de plus en plus de temps dans les transports, quittons tard notre lieu de travail, profitons de nos soirées pour entreprendre de nouvelles activités (faire du sport, étudier, faire du ménage…) au lieu de nous placer en position « Off ».

Il est des obligations auxquelles nous ne pouvons bien évidemment pas nous soustraire.

En compensation, des micro-siestes de 15 minutes dans la journée permettent une récupération rapide afin de terminer efficacement sa journée, sans fatigue. Et, 1 à 2 fois par semaine, mettons-nous entre parenthèses et couchons-nous tôt, après un repas léger.

Ainsi, nous nous lèverons frais et dispo le lendemain matin, avec l’envie d’entreprendre !


Faites de beaux rêves !

Claire DESVAUX

Diététicienne – Naturopathe
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